10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 17:22
 

 

                       Emma ma cousine  se propose de vous parler du virus de la dengue,qui semble prendre une proportion anormale pour la saison actuelle.En effet,la MARTINIQUE a constaté une recrudescence saisonnière des cas de dengue,depuis début Septembre 2006,plus de 900 personnes contaminées et une trentaine hospitalisée.

Une alerte pré-épidémique est lancée par les autorités sanitaires,sur un plan qui compte 3 niveaux.Seule la vigilance de la population (élimination de gîtes à moustiques,préservation contre les piqûres) pourra éviter la propagation du virus.

 

     Qu'est ce que la dengue ?

 

  La dengue (anciennement appelée grippe tropicale ou le petit palu) est une infection virale,endémique dans les pays tropicaux.Une forme déclenchant une fièvre hémorragique,la dengue hémorragique (ou DHF, pour « dengue hemorrhagic fever »), est potentiellement léthale.L'aggravation du syndrome hémorragique, généralement pour les enfants de moins de 15 ans, conduit vers la dengue avec choc (ou DSS, pour « dengue shock syndrom »).

                   Elle est transmise à l'homme par l'intermédiaire de moustiques (Aedes aegypti et en de rares cas Aedes albopictus) et se répand souvent en milieu urbain ou semi-urbain.

Les moustiques se contaminent en piquant l'homme, et rarement par transmission verticale de la mère à l'œuf (1 cas sur 600).

On en connait quatre sérotypes différents (DEN-1, DEN-2, DEN-3 et DEN-4). L'absence d'immunité croisée entre les sérotypes, permet des infections successives chez un même individu. L'Humain serait le principal réservoir naturel de ces virus de la dengue, mais aussi le disséminateur de la maladie. 

 

Les symptômes

La plupart du temps, c'est une maladie bénigne qui, après une période d'incubation allant de 2 à 7 jours, produit de premiers symptômes se rapprochant d'un syndrome grippal sévère (forte fièvre,maux de têtes, courbatures,asthénie,etc.) et brutal, qui peut durer de 5 à 7 jours. Une fièvre durant plus d'une semaine remet le diagnostic en cause.

Les nausées et vomissements,parfois intenses, empêchent toute alimentation, entraînant un syndrome d'épuisement (bien étudié au CHU de Fort de France,en MARTINIQUE) et d'une déshydratation avec collapsus,après 2 à 3 jours d'évolution (heureusement sans réelle conséquence, car répondant bien à une  hydratation intra-veineuse).

Les formes hémorragiques très graves,

 heureusement rares (moins de 1 cas pour 1 000), seraient dues à un phénomène immuno-allergique et affecteraient des gens ayant déjà eu une dengue, mais avec un autre  sérotype viral (il en existe 4).

 

                              

 

Le traitement

Il n'y a pour l'instant (septembre 2006) ni traitement préventif (vaccin) ni traitement curatif de la dengue. La prise en charge consiste en mesures symptomatiques :

  • calmer les douleurs et fièvres (paracétamol) dans les formes communes
  • hydrater par voie veineuse en cas d'intolérance alimentaire (nausée) avec déshydratation
  • éventuellement corriger un état de choc hémodynamique dans les formes sévères.
  • des transfusions de plaquettes sont parfois nécessaires.

La convalescence dure une quinzaine de jours.

La Dengue ne présente généralement pas de complications, mais il existe quelques formes sévères et de rares formes hémorragiques, qui impliquent de consulter un médecin et éviter l'automédication, notamment par la prise d'aspirine qui est formellement contre-indiqués, de même (mais avec un moindre niveau de preuve) que les anti-inflammatoires non stéroïdiens, car ils majoreraient le risque hémorragique.

 

La prévention

La prévention passe par la limitation du nombre des moustiques, comme pour d'autres maladies transportées par ce vecteur. Au Brésil,les mesures de prévention utilisées sont l'élimination des lieux de reproduction du moustique, le nettoyage des terrains vides ou occupés en éliminant les bouteilles (contenants pouvant accumuler de l'eau de pluie), les réservoirs d'eau non couverts, les pots de plantes aquatiques, le drainage des aires humides ainsi que l'application d'insecticide dans les quartiers infectés.

Récemment on a introduit une espèce d'arbre qui inhibe la reproduction du moustique, mais l'effet n'est pas encore vérifié.

Dans les cimetières Antillais, il est conseillé de ne pas remplir les vases des plantes avec de l'eau mais de remplacer cette dernière par du sable mouillé qui donne d'aussi bons

 

 

 

 

 

 

résultats.Merci chère cousine m-lise

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