23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 02:27

 

 
QUESTIONS DE TEMPS

A peine les yeux ouverts, qu'ils faut les refermer,
Tout quitter sans regrets et, sans se retourner.
Laisser sa carcasse aux simples souvenirs;
Une photo sur un meuble,condamnée à jaunir.
A peine le temps d'aimer,qu'il faut se séparer;
Se parer de faux semblants, au lieu de se haïr;
Faire semblant d'être heureux, pour ne pas pleurer;
Se cacher pour souffrir, aux nuits sans soupirs.
A peine le temps de le connaître, qu'il s'est déjà envolé,
En me plantant là avec mes larmes d'enfant,
Devant le marbre froid d'un cimetierre verdoyant;
Eternel hiver pour mon coeur déchiré.
A peine être né, qu'on a déjà grandi;
Et tout ces jeux d'enfants, noyés dans le vague à l'âme,
Se muent, aux fils des ans, en vague jeux de dames,
Comme pour donner un sens vain, au but que l'on poursuit.
A peine le jour se léve, que la nuit est tombée;
Et l'on cherche à tâtons les raisons d'être là;
L'être là que l'on aurait pu être, mais que l'on n'est pas;
A cause d'un rien, sinon peut-être, de ne pas être bien né.
A peine a t'on écrit, que les mots sont éffacés,
Emportés en tourbillons, par les vents ingrats de l'oubli.
L'oubli d'avant, lorsque l'on était petit,
Et que les mots d'amours, n'étaient que des baisers.
A peine un regard sur le sang écoulé,
Comme un voile de peines, aux martyrs oubliés.
Une mère à genoux qui prie et qui maudit,
Et le temps qui balaie d'un revers, le mépris.
A peine le monde s'éclaire au levant,
Qu'il s'assombrit dans les reflets du couchant.
Et moi, comme un piquet au milieu de rien,
J'attend patiemment, un signe qui ne vient.

A peine ai-je parlé, qu'il faut déjà se taire,
Et, doucement, éteindre la lumière.m-lise

 




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