21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 13:40
Vivre

Ce mot si limpide au premier abord, ce mot si incompréhensible en profondeur.

Comment lui accorder tout son sens alors que chaque jour qui passe nous en apporte un nouvel élément ?

Comment définir une notion si vague et complète à la fois ?

Autant de questions parmis tant d'autres auquelles ne saurait répondre l'humanité.

Mais le problème n'est pas là, cependant. Nous vivons, c'est un fait.

Mais que faisons-nous de ce fil que l'on suit inlassablement ?

Savons-nous lui accorder toute son importance ?

Pouvons-nous prétendre à une vie idéale ?

Je ne pense pas répondre à ces questions ici, je n'en ai pas la prétention. Simplement, je pense, et j'écris.

Ne pas entendre, ne faire qu'écouter.

Ne pas pas sentir, ne faire que respirer.

Ne pas voir, ne faire que regarder.

Ne pas toucher, ne faire que ressentir.

Ne pas manger, ne faire que goûter.

Ne pas marcher, ne faire qu'avancer.

Ne pas vivre, ne faire...que vivre.

Lorsque tout va pour le mieux dans notre esprit, personne ne saurait mieux décrire la vie que nous, qui ressentons pleinement le bonheur qu'elle nous offre.

Personne ne nous obligerait à voir la laideur, la misère du monde.

Tout n'est que pure beauté, sincère affranchissement de nos âmes emplies de joie, merveilleux aspects d'une vie de rêve.

Sourire à ce que nous présentent les évènements, sourire pour montrer notre bonheur.

La contemplation dans la beatitude reste alors notre occupation favorite, puisqu'elle nous offre la possibilité de vivre tel que nous l'aurions toujours rêvé, ou même tel que jamais nous n'aurions osé l'imaginer.

Mais alors, parfois, vient l'heure du réveil.

Ce réveil aussi brutal qu'est le choc des rêves et de notre réalité si abrupte.

Ce réveil sur un monde où nos espérances déchues errent en vain à la quête d'un sens à tout cela.

Réveil sur notre vie désormais creusée d'un vide inaliénable, percée d'un puits sans fond. Alors tout est noir.

Toute cette beauté ne devient qu'apparences, toutes ces apparences nous trompent.

Trompés, désabusés par le brusque retour à une réalité qu'on n'imaginait pas, de peur de la voir arriver trop tôt.

Tout cela, réel que ce fût-ce, était bien trop court, aussi éphémère que ce cocon dans lequel cet amour pour la vie s'était cloîtré, a présent éclot sur ce papillon de nuit inexorablement attiré par cette merveilleuse lumière pourtant dévastatrice.

Le sens ? Le sens.

Il n'y en a pas.

La vie suit son court, seules nos décisions peuvent prétendre altérer l'inchangeable.

Seule notre volonté peut faire face à ce néant. Vivre tel que nous le souhaitons, certains on la chance de connaître ça.

D'autres, les plus malheureux, l'ont connu et en sont sortis, parfois aussi vite qu'ils y étaient entrés.

Mais d'aucuns s'accordent à dire que la pire des choses est de ne pas avoir connu cette source de rédemption qu'est l'ultime bonheur. Les avis divergent, l'esprit reste insondable, le malheur est là où on veut bien le voir. m-lise

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